Huit ans après mon premier cancer, la récidive me cueille alors que mon compagnon et moi venons juste de nous séparer et que je suis lancée dans un protocole pour avoir un bébé. On vient de me réimplanter un de mes ovaires. Un processus laborieux, intrusif et douloureux. Triste simultanéité.
On me propose une thérapie ciblée, le Ribociclib, qui va s’avérer miraculeux, mais avant que ce traitement ne produise son effet, il faut combattre les métastases qui s’attaquent violemment à ma colonne vertébrale. Je subis deux opérations, risquées et douloureuses.
Cinq mois après, la dépression me tombe dessus. Je n’arrive plus à me lever, à sortir de mon lit. Un simple e-mail, je n’arrive pas à l’écrire. Je ne mange plus, j’ai des idées noires, je rumine.

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Trouver le bon psy et le bon antidépresseur
Quand je réalise dans quel état je suis, j’hésite à consulter mon médecin traitant. Je crains qu’il ne me prescrive des antidépresseurs. Mais je ne vois pas d’autre issue… Et puis plein de gens en prennent, il n’y a pas de honte à ça. Malheureusement, ça ne fonctionne pas. On m’oriente vers un psy. Nouvel échec.
Pour ne pas couler tout à fait, je m’astreins à sortir au moins une à deux fois par semaine. Merci à ma famille, mes amis qui m’ont aidée à ne pas rester enfermée ! Être entourée est crucial, surtout quand on vit seule.
Finalement, un psychiatre, recommandé par mon oncologue, a trouvé le bon cocktail médicamenteux qui m’a permis de sortir la tête de l’eau ! Durant toute cette période, ma plus grande peur aura été de rester engluée dans la dépression. J’aurais pu y perdre ma combativité, essentielle pour lutter contre mon cancer.
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Retrouvez-cet article en intégralité dans Rose magazine n°30