Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer perte de cils liée au cancer maquillage des cils Rdv de socio-esthétique détente et bien-être sport adapté au cancer angoisse et stress liés au cancer

Cancer du poumon non à petites cellules : les dernières avancées de la recherche présentées au congrès de l’ASCO 2019

{{ config.mag.article.published }} 1 juin 2019

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}
Edward B. Garon présente les résultats de l’étude KEYNOTE-001 à la conférence de presse de l’ASCO

Grâce au pembrolizumab, une immunothérapie anti-PD1, 18% des patients touchés par le cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé sont encore en vie après 5 ans.

{{ config.mag.article.warning }}

AVANT DE LIRE CET ARTICLE

Les résultats présentés dans cet article sont issus d’essais cliniques. Les traitements qui y sont présentés ne sont pas nécessairement accessibles aujourd’hui en France. Pour connaître les situations dans lesquelles ce traitement peut être prescrit, n’hésitez pas à interroger votre médecin.

Les résultats de l’étude de phase I KEYNOTE-001 font dores et déjà partie des grandes annonces de l’ASCO 2019, le plus important congrès de cancérologie au monde : le pembrolizumab (ou Keytruda) permet d’augmenter la survie des patients touchés par un cancer du poumon non à petites cellules (CPNAPC) de stade avancé ou métastatique.

Cet anticorps, dirigé contre le récepteur PD1 (voir encart), a été administré par voie intraveineuse toutes les 3 semaines à 550 patients atteints de CPNAPC dont la tumeur exprimait le marqueur PDL1. Parmi ces malades, 101 n’avaient encore reçu aucun traitement. Cinq après le début de l’immunothérapie, 18% des patients sont encore en vie (23,2% parmi les patients n’ayant reçu aucun autre traitement, 15,5% parmi les patients traités au préalable). Les chercheurs ont aussi observé que la survie était d’autant plus importante que le nombre de cellules tumorales exprimant PDL1 était élevé. Des effets secondaires ont été notés chez 17% des patients. Il s’agit dans la plupart des cas d’une hypothyroïdie résultant d’une attaque du système immunitaire contre la glande thyroïde. La pneumonie est l’effet indésirable le plus sévère observé mais sa survenue reste rare.

Des résultats notables pour un cancer dont la survie à 5 ans se situe autour de 5% avec le traitement standard de chimiothérapie dont se réjouit le Dr Edward B Garon, professeur de médecine à l’Université de Californie (UCLA) et responsable de l’étude : « Le fait que nous avons des patients dans cet essai qui sont encore en vie après 7 ans est assez remarquable. Nos résultats suggèrent aussi que la plupart des patients qui vont bien après 2 ans sous pembrolizumab, survivent 5 ans voire au-delà. »

PDL1/PDL1, KESAKO ?

Pour comprendre ce qui se cache derrière ces acronymes barbares, il faut comprendre comment fonctionne le système immunitaire.

Notre organisme est parcouru de cellules dont le rôle est d’éliminer les bactéries, les cellules infectées par des virus ou encore les cellules anormales comme les tumeurs. Ces cellules, qui jouent le rôle de « gendarmes », ce sont les lymphocytes T. Quand ils rencontrent leur cible, ils s’activent et la détruisent.

Pour éviter que ces « gendarmes » ne s’activent à tout bout de champ et ne se mettent à s’attaquer à des cellules saines – et qu’ils ne provoquent des maladies auto-immunes, par exemple – les lymphocytes T sont munis d’une sorte de garde-fou, un cadenas. Quand celui-ci est verrouillé par la bonne clé, le lymphocyte T ne peut plus s’activer.

Malheureusement, cette clé, certaines cellules tumorales la possèdent et sont ainsi capables d’empêcher les lymphocytes de s’attaquer à elles.

Le cadenas, c’est PD1. La clé, c’est PDL1.

Pour empêcher que les cellules tumorales ne « cadenassent » les lymphocytes qui cherchent à les détruire, les scientifiques ont développé des molécules, des anticorps, capables de se fixer spécifiquement sur le PD1 (les anti-PD1 comme le pembrolizumab). La clé ne peut ainsi plus rentrer dans la serrure du cadenas et les lymphocytes peuvent à nouveau assurer leur rôle : éliminer la tumeur.

Emilie Groyer


{{ config.mag.team }}

Emilie Groyer

Rédactrice en chef du site web de Rose magazine. Titulaire d'un doctorat en biologie, Emilie a travaillé 10 ans dans le domaine des brevets en biotechnologie avant d'opérer une reconversion dans le journalisme. Elle intègre la rédaction de Rose magazine en 2018. Sa spécialité : vulgariser des sujets scientifiques pointus pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

Recherche et essais cliniquesAvancée

Cancer du pancréas : le daraxonrasib, un inhibiteur de KRAS, révolutionne sa prise en charge

Face à un cancer du pancréas avancé, les patients n’avaient souvent qu’une option : la chimiothérapie. Aujourd’hui, l’arrivée du daraxonrasib ouvre de nouvelles perspectives. En neutralisant des mutations de KRAS réputées jusqu’alors inatteignables, cette thérapie ciblée permet d’obtenir des résultats sans précédent. Décryptage de cette entrée dans l’ère de la médecine de précision avec la Pr Cindy Neuzillet.

16 juin 2026

Recherche et essais cliniquesAvancée

Cancer du sein : les dernières avancées de la recherche présentées au congrès de l’ASCO 2026

Des médicaments plus efficaces contre des formes agressives, des traitements espacés sans perte d'efficacité, une désescalade de la chirurgie : telles sont les promesses des résultats présentés cette année au congrès international de cancérologie de l'ASCO pour le cancer du sein. Tour d'horizon des avancées qui pourraient prochainement changer la vie des patientes.

12 juin 2026

Recherche et essais cliniquesAvancée

Cancer du poumon : les dernières avancées de la recherche présentées au congrès de l’ASCO 2026

Contrôler la maladie pendant des années, atteindre des patients jusque-là sans option, combiner les mécanismes d'action pour gagner en efficacité : tels sont les espoirs nourris par les résultats présentés au congrès international de cancérologie l'ASCO 2026 (Chicago) pour le cancer du poumon. Tour d'horizon des avancées qui pourraient prochainement changer la vie des patients. 

8 juin 2026

Symptômes et diagnosticTémoignage

Ce n’était pas dans leur tête – « J’ai l’impression d’être en danger et que personne ne m’entend »

TÉMOIGNAGE. Face à des symptômes bizarres, persistants, et malgré des résultats d’examen normaux et les paroles rassurantes des médecins, elles sentaient que quelque chose clochait. Pour se faire entendre, elles ont dû batailler, insister, exiger. Hélène, 46 ans, nous raconte son histoire, celle d'une patiente bien loin du portrait-robot des malades du cancer du poumon. Et pourtant...