Coronavirus : la fin des certificats d’isolement au 1er septembre ?

Un décret est attendu incessamment, mettant fin au certificat d'isolement, qui permettait aux personnes à risque de formes graves de Covid-19 et à leurs proches de ne pas se rendre sur leur lieu de travail. Notre association s'élève avec force contre cette mise en danger des citoyens les plus fragiles.

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Le certificat d’isolement qui permettait aux personnes à risque aggravé face au Covid-19 de ne pas se rendre au travail ne devrait pas être renouvelé en septembre.

Qu’est ce que le certificat d’isolement ? A lire dans « Covid-19 : les certificats d’isolement reconduits »

Diminution des revenus

Cela va entrainer pour les malades chroniques, dont les malades de cancer en traitement dont certains continuent à travailler, une lourde perte de revenus. Si aucun dispositif de remplacement n’est mis en place à partir du 31 août, ceux dont l’emploi ne permet pas de télétravailler vont devoir se mettre en arrêt de maladie, ce qui aboutira à une diminution de leurs revenus.

Le chômage partiel pour vulnérabilité, en fournissant un certificat d’isolement à l’employeur, assurait une indemnisation à hauteur de 84% du salaire net. L’association Renaloo qui défend les droits des personnes dialysées, a d’ailleurs écrit une lettre ouverte au Premier Ministre Jean Casteix en s’alarmant de cet état de fait. Notre association RoseUp s’y associe avec force. Nous avons par ailleurs contacté le ministère des Solidarités et de la Santé ainsi que l’assurance maladie à ce sujet. Sans succès. Chacun se renvoyant la balle.

Lorsque le télétravail n’était pas possible, la solidarité nationale jusqu’ici intervenait afin de substituer aux arrêts maladie, utilisés au début de la crise, des dispositions plus favorables – notamment chômage partiel pour les salariés du privé, autorisations spéciales d’absence pour la fonction publique -, permettant d’éviter que le maintien volontaire du confinement n’entraîne des pertes financières trop lourdes.

Il parait essentiel à notre association que ce dispositif perdure pour que les malades de cancer, qui ont été déjà dans les mois passés extrêmement fragilisés dans leur santé (annulation des chirurgies en masse, retards dans les imageries médicales, suivi aléatoire), ne se retrouvent à nouveau mis en danger à l’heure où les contaminations se multiplient.

Céline Lis-Raoux