Face aux cancers, osons la vie !

Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique Rdv de socio-esthétique perte de cheveux liée au cancer ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer perte de cils liée au cancer sport adapté au cancer maquillage des cils détente et bien-être

Mon hormonothérapie et moi. Stéphanie : « J’ai cru que j’avais la maladie d’Alzheimer »

{{ config.mag.article.published }} 15 décembre 2018

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}

TÉMOIGNAGE. L’hormonothérapie a prouvé son efficacité pour réduire les risques de récidives de cancers du sein hormonodépendants. Si elle est bien tolérée par certaines femmes, elle est responsable d’effets secondaires handicapants pour d’autres.

{{ config.mag.article.warning }}

L’histoire de cette série de témoignages
« Mon hormonothérapie et moi », une série de 5 témoignages sur le vécu des femmes sous hormonothérapie, fait suite à un appel à témoin auprès de notre communauté. Pour vous en rappeler le contexte et ses limites, nous vous invitons à lire au préalable cet article.

J’ai déclaré un cancer du sein à 45 ans. J’ai commencé à prendre du Tamoxifène, un anti-œstrogènes,  il y a un an et demi. Je n’étais alors pas ménopausée. Mon oncologue ne m’a parlé de ce traitement que 15 jours après mon ablation mammaire et dans des termes plutôt rassurants : « Ce n’est qu’un petit cachet à prendre pendant 5 ans pour vous protéger ». Pendant 5 ans… Ça a été difficile à encaisser. Je pensais en avoir fini et me revoilà repartie pour 5 ans de traitement.

Et puis, je me suis mise à avoir des problèmes de mémoire : je vais dans une pièce sans parvenir à me rappeler ce que je suis venue y faire, je perds constamment mon portable et je le retrouve dans des endroits improbables, j’oublie mes rendez-vous, même ceux qui me font plaisir. J’ai aussi du mal à rester concentrée, je cherche mes mots… C’est comme si j’avais perdu mon cerveau en même temps que mon sein !

Je pensais en avoir fini et me revoilà repartie pour 5 ans de traitement

Je n’ai pas fait le lien avec l’hormonothérapie parce que mon oncologue ne m’a jamais parlé d’effets secondaires. Alors j’ai cru que j’avais la maladie d’Alzheimer. J’ai fait tous les tests. Mais rien. Les médecins m’ont dit que j’avais repris le travail trop tôt, que c’était la fatigue. Il faut dire que j’ai recommencé à travailler 2 mois après mon ablation. Mais c’était important pour moi parce que j’avais l’impression de mettre le cancer derrière moi. Et puis, j’aime mon travail, j’ai toujours été très impliquée, je gèrais 8 personnes… Je me suis vite rendue compte que cela allait être difficile avec mes problèmes cognitifs.

J’ai finalement été arrêtée en avril. La raison officielle : dépression post-cancer. Je ne nie pas être très angoissée à l’idée d’une rechute et être très triste d’avoir perdu mon sein mais je suis convaincue que l’hormonothérapie joue un rôle important dans mon état dépressif.

C’est comme si j’avais perdu mon cerveau en même temps que mon sein !

J’en ai parlé à mon oncologue qui m’a avoué entendre parler de ce symptôme de temps en temps mais que le lien n’était pas avéré avec l’hormonothérapie. Elle m’a dit : « Si vous voulez être sûre, arrêtez le médicament pendant 1 mois. Si ça va mieux, arrêtez-le définitivement. Les bénéfices qu’il vous apporte ne compensent pas les troubles qui pénalisent votre quotidien.» Alors j’ai arrêté. Mon état s’est beaucoup amélioré. Mais j’avais peur d’arrêter totalement alors je suis allée voir mon chirurgien. Je lui ai dit que j’étais prête à ce qu’il me retire mon second sein si ça me permettait d’arrêter l’hormonothérapie. J’en étais arrivée là ! Sa réponse a été claire : « Il ne faut surtout pas que vous arrêtiez, ce médicament a une réelle efficacité. »

Je me retrouve donc avec 2 sons de cloche radicalement opposés. Comme j’ai l’impression qu’il me protège, pour l’instant je continue le Tamoxifène. Mais ses effets secondaires sont vraiment très handicapants et on ne me propose pas de solution. En lisant Rose Magazine, j’ai découvert qu’il existait des ateliers à Bordeaux pour travailler sa mémoire (voir notre article « Onco’gite, un atelier pour remédier aux pertes cognitives post-chimiothérapie ») mais il n’y en a pas à Marseille, où je vis…

Pendant longtemps je me suis obstinée à retrouver mon ancienne vie. Aujourd’hui, je veux juste commencer une vie qui me permette de concilier mes difficultés avec une activité professionnelle et sociale.

À LIRE AUSSI : Retrouvez l’intégralité des épisodes de notre série « Mon hormonothérapie et moi » ici.

Propos recueillis par Emilie Groyer


{{ config.mag.team }}

Emilie Groyer

Rédactrice en chef du site web de Rose magazine. Titulaire d'un doctorat en biologie, Emilie a travaillé 10 ans dans le domaine des brevets en biotechnologie avant d'opérer une reconversion dans le journalisme. Elle intègre la rédaction de Rose magazine en 2018. Sa spécialité : vulgariser des sujets scientifiques pointus pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

Cancers métastatiquesActualité

Cancer du sein hormonodépendant : un nouveau traitement change la donne en cas de rechute précoce

Depuis le 5 janvier 2026, l’inavolisib (Itovebi©) est disponible en accès précoce pour les femmes porteuses d'une mutation de la PI3K et qui ont récidivé sous hormonothérapie.

9 janvier 2026

HormonothérapieVidéos

« L’hormonothérapie est-elle un traitement hormonal ? »

Sous hormonothérapie, Isabelle se demande si ce traitement contient des hormones. Le Dr Barbara Pistilli, oncologue à Gustave Roussy (Villejuif), lui répond.

6 novembre 2025

Chimiothérapie {{ config.replay.label }}

Replay Webinaire médical – Éviter les chimiothérapies inutiles grâce aux signatures génomiques

Après une chirurgie, la chimiothérapie permet de réduire les risques de récidive. Son bénéfice doit toutefois être mis en balance avec les effets secondaires qu'elle provoque.

5 novembre 2025

Reconstruction mammaire {{ config.replay.label }}

Replay Webinaire médical – La reconstruction mammaire immédiate

Deux chirurgiennes répondent à vos questions sur la reconstruction mammaire immédiate : C'est quoi ? C'est pour qui ? Quels avantages/inconvénients ?

31 octobre 2025

{{ config.event.all }}
Troubles de la mémoire et de la concentrationAtelier

Rééduquer sa mémoire – Réservé aux femmes en après traitement – Session 14

20 janvier 2026 • 17h30 - 19h30

Vous oubliez où vous avez posé vos clés ? Vous souffrez peut-être de chemofog, des troubles cognitifs causés par le cancer et ses traitements.

Mobiliser son corpsAtelier

Avirose, l’aviron adapté après un cancer du sein

21 janvier 2026 • 10h00 - 11h00

L'Avirose, de l'aviron que l'on pratique sur des rameurs, a été spécialement conçu par Jocelyne Rolland, kinésithérapeute, pour remobiliser ses muscles après une opération du sein, du creux de l'aisselle, ou une reconstruction mammaire. Particulièrement complet, il permet de renforcer les bras, les jambes mais aussi le tronc, sans risque. Cet atelier est animé par Juliette Moreau, kinésithérapeute et professionnelle de la Fédération Française d'Aviron.

Troubles de la mémoire et de la concentrationAtelier

Peur de la récidive – Thérapie de groupe après les traitements – Session 7 – Partie 1/4

21 janvier 2026 • 17h30 - 20h00

Vous oubliez où vous avez posé vos clés ? Vous souffrez peut-être de chemofog, des troubles cognitifs causés par le cancer et ses traitements.

Vie sentimentale et sexualitéAtelier

Consultation individuelle sexo

22 janvier 2026 • 10h00 - 10h30

Venez discuter de vos problématiques, sans tabou, avec notre sexologue, Justine Henrion. Elle vous donnera de précieux conseils pour renouer avec votre corps et vivre une sexualité plus épanouie.