Hormonothérapie : c’est vous qui en parlez le mieux

L’hormonothérapie a prouvé son efficacité pour réduire les risques de récidive de cancers du sein hormono-dépendants. Si elle est bien tolérée par certaines femmes, elle est responsable d’effets secondaires handicapants pour d’autres. Témoignages.

Depuis l’arrivée du Tamoxifène puis des anti-aromatases (voir notre article « Hormonothérapie, késako »), les hormonothérapies sont devenues quasiment incontournables dans le traitement des cancers du sein hormono-dépendants. Mais au-delà des chiffres de taux de survie et de risque de récidives des études cliniques, il y a vous : des femmes qui prenez ces traitements au quotidien pendant des années et qui souffrez (ou non) de leurs effets secondaires. Alors, nous avons choisi de vous laisser la parole en lançant un appel à témoin, parce qu’après tout, c’est vous qui en parlez le mieux.

Un appel à témoin forcément incomplet…

Bien évidemment, cet appel à témoin est biaisé puisque, on le sait, nous sommes plus enclines à témoigner lorsque nous souffrons que lorsque tout va bien. C’est humain. Il a toutefois révélé que vous étiez nombreuses à vous plaindre des mêmes symptômes : bouffées de chaleur, douleurs articulaires, fatigue… Vous avez aussi souvent souffert d’un manque d’information de la part du personnel médical avant la prescription de l’hormonothérapie et de prise en charge pendant votre traitement. Mais nous avons également eu le retour de femmes qui supportent très bien ces médicaments.

… mais des témoignages précieux

Impossible donc pour nous de faire une synthèse. Cela n’aurait d’ailleurs eu aucun sens puisque la survenue des effets secondaires dépend de nombreux facteurs : âge, statut ménopausique, antécédents médicaux, familiaux et bien sûr, traitement reçu.

Impossible également de relayer l’ensemble de vos témoignages, trop nombreux.

Alors, nous avons décidé de sélectionner les plus « emblématiques » ou, au contraire, ceux qui sortaient de l’ordinaire. Il ne s’agit que d’un petit échantillon. Nous pensons néanmoins que la parole ces femmes peut en aider d’autres, parce qu’elle se reconnaîtront, se sentiront moins seules et peut-être, trouveront des solutions à leurs maux.

 

Stéphanie, 47 ans, sous Tamoxifène
« J’ai cru que j’avais la maladie d’Alzheimer »

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Elise, 36 ans, sous Zoladex
« Je ne pensais même pas qu’on pouvait avoir mal aux os »
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Lydie, 54 ans, sous Femara et Aromasine
« Le matin, j’ai 80 balais »
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Aurélie, 33 ans, sous Zoladex et Aromasine
« Je voudrais continuer le traitement plus longtemps »

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Isabelle, 46 ans, sous Tamoxifène
« J’ai refusé de prolonger mon traitement »
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Emilie Groyer

(1) “L’objectif de CANTO est de quantifier et de prévenir les toxicités chroniques liées aux traitements (chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie…)” du cancer du sein