Face aux cancers, osons la vie !



{{ config.search.suggestions }} soin de support Soin de socio-esthétique détente et bien-être perte de cheveux liée au cancer ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer sport adapté au cancer maquillage des cils perte de cils liée au cancer rester féminine malgré le cancer

Hormonothérapie : la suspendre pour une grossesse n’augmente pas le risque de récidive

{{ config.mag.article.published }} 20 janvier 2023

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}

S'autoriser une pause de 2 ans dans son traitement par hormonothérapie pour concevoir un enfant n'augmente pas le risque de récidive chez les femmes ayant eu un cancer du sein. C'est ce que montrent les premiers résultats de l'étude POSITIVE que nous décrypte le Dr Decanter, chef du service d'assistance médicale à la procréation et préservation de la fertilité au CHU de Lille.

{{ config.mag.article.warning }}

Une femme sur 5 est diagnostiquée d’un cancer du sein alors qu’elle est encore en âge d’avoir un enfant. Pourtant, un certain nombre d’entre elles devront renoncer à fonder une famille car, à l’issue des traitements curatifs, elles se verront prescrire pendant 5 à 10 ans une hormonothérapie. Ce traitement, destiné à réduire leur risque de récidive, empêche toute grossesse puisqu’il provoque une ménopause artificielle.

Des fenêtres thérapeutiques1 sont parfois accordées pour permettre à ces femmes de tomber enceintes. L’étude internationale POSITIVE a cherché à déterminer si cette suspension temporaire de l’hormonothérapie les met en danger. Le Dr Decanter, chef du service d’assistance médicale à la procréation et préservation de la fertilité au CHU de Lille, y a participé. Elle répond à nos questions.

Pouvez-vous nous expliquer brièvement en quoi consistait l’étude POSITIVE à laquelle vous avez participé ?

Le Dr Christine Decanter répondra à vos questions concernant la fertilité après un cancer - roseupassociation - rosemagazineDr Decanter : Cette étude a porté sur 518 femmes âgées de moins de 42 ans, sous hormonothérapie après un cancer du sein, et qui avaient un projet de grossesse. Nous leur avons proposé de suspendre leur traitement pendant 2 ans pour concevoir un enfant.

Le protocole, comme tout essai clinique, était très cadré : ces femmes devaient avoir suivi une hormonothérapie pendant au moins 18 mois et la fenêtre thérapeutique n’était que de 2 ans, grossesse comprise. Ce qui est assez court.

Concrètement, comment avez-vous accompagné ces femmes atteintes de cancer dans leur projet de grossesse ?

Tout d’abord, on faisait passer un bilan de fertilité au couple : les femmes passaient une radiographie des trompes2 et leur conjoint, un spermogramme. Il n’était pas question qu’elles arrêtent leur hormonothérapie si on s’apercevait qu’il existait un facteur de risque d’infertilité chez elles ou leur conjoint.

Ensuite, elles devaient attendre 3 à 4 mois pour qu’il n’y ait plus de trace d’hormonothérapie dans leur organisme et donc pas de risque de toxicité pour le fœtus.

On pouvait alors intervenir pour maximiser les chances de conception. Les patientes célibataires pouvaient réaliser 1 ou plusieurs cycles de préservation ovocytaire si elles n’avaient pas pu avoir de préservation de la fertilité avant leur traitement, ou si le nombre d’ovocytes prélevés était jugé insuffisant. Si les patientes en couple avaient un bilan de fertilité normal, on leur dispensait des conseils pour optimiser leurs chances de tomber enceinte spontanément. En cas d’infertilité, on mettait en œuvre un parcours d’insémination intra-utérine3, une FIV ou la réutilisation des ovocytes congelés.

Des bébés sont-ils nés pendant l’étude ?

Oui. Il y a eu 365 naissances. Le taux de grossesses et d’accouchements étaient similaires à ceux de la population générale.

Et concernant le risque de récidive après la suspension de l’hormonothérapie ?

Il s’agit de résultats intermédiaires, nous ne sommes qu’à 3 ans de suivi, il convient donc d’être prudent sur cette question. Malgré tout, la fenêtre thérapeutique de 24 mois n’a pas augmenté le risque de récidive précoce par rapport au groupe témoin, c’est-à-dire des femmes qui ont continué leur traitement sans l’interrompre. Mais il faudra attendre les résultats à 5 ans pour conclure sur l’absence de risque significatif de récidive dans ce contexte de fenêtre thérapeutique.

La plupart des oncologues autorisaient déjà des fenêtres thérapeutiques pendant l’hormonothérapie. Qu’est-ce que ces résultats vont changer à la prise en charge des femmes ?

Comme je le disais, il faudra encore attendre les résultats à 5 ans pour conclure, mais ces résultats préliminaires sont rassurants et vont dans le sens des pratiques actuelles qui ont été mises en place de façon empirique. Ils nous confortent dans le fait de continuer à proposer cette fenêtre thérapeutique aux patientes jeunes, avec la permission de l’oncologue et après une concertation au cas par cas.

L'hormonothérapie est souvent mal supportée par les malades de cancer-Rosemagazine-Roseupassociation
Illustration : Matthieu Méron

LIRE AUSSI : Retrouvez notre dossier complet sur l’hormonothérapie

Propos recueillis par Emilie Groyer

1. Période pendant laquelle le traitement est suspendu
2. Ou hystérographie. Cet examen permet de vérifier que la (ou les) trompes ne sont pas obstruée(s)
3. Injection de spermatozoïdes dans la cavité utérine

{{ config.mag.team }}

Emilie Groyer

Docteur en biologie, journaliste scientifique et rédactrice en chef du site web de Rose magazine

Tristesse et dépressionActualité

ASCO 2024 – Détecter précocement les signes de dépression post-cancer

Identifier les femmes susceptibles de développer une dépression après un cancer du sein et ce, dès leur diagnostic, c’était l’objectif des travaux présentés cette année au congrès international de cancérologie de l’ASCO par le Dr Antonio Di Meglio. Il les décrypte pour nous.

14 juin 2024

60:00

Reconstruction mammaire {{ config.replay.label }}

Replay Webinaire médical – Tout savoir sur la reconstruction de l’aréole et du mamelon

Après une mastectomie, voir son mamelon et son aréole "redessinés" constitue souvent la touche finale à un (long…) parcours de reconstruction. Le Dr Benoit Couturaud, chirurgien plasticien et cancérologue à l'institut Curie, et Laurence Malzard, tatoueuse, fondatrice de Dermaréole et ancienne patiente, vous montreront les options qu'offrent la chirurgie et le tatouage.

7 juin 2024

21:44

Symptômes et diagnostic {{ config.podcast.label }}

Osons la vie – L’annonce du cancer. Anne : « Je suis comme Alice au Pays des Merveilles qui tombe dans le terrier du Lapin Blanc »

Chaque année en France, plus de 380 000 personnes reçoivent un diagnostic de cancer. L’annonce de la maladie est toujours un moment de bascule qui laisse une trace dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont vécu. Dans cet épisode, découvrez l’histoire de Anne. C’est en vacances, en plein mois d’août, qu’elle sent une boule dans son sein. Elle décide de ne pas écouter une voix intérieure qui la taraude et qui lui répète « Regarde là ! ». Elle esquive, tergiverse, jusqu’à ce qu’un torticolis la pousse à aller voir un médecin. Anne ressort de la consultation avec une ordonnance non pas pour une séance de kiné mais pour effectuer la toute première mammographie de sa vie. Le mot « cancer » est prononcé. La voilà propulsée dans une autre dimension.

6 mai 2024

20:13

Symptômes et diagnostic {{ config.podcast.label }}

Osons la vie – L’annonce du cancer. Sandrine : « Quand le diagnostic du cancer tombe, c’est le deuil de l’enfant que je dois faire… »

Chaque année en France, plus de 380 000 personnes reçoivent un diagnostic de cancer. L’annonce de la maladie est toujours un moment de bascule qui laisse une trace dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont vécu. Découvrez l’histoire de Sandrine. Infirmière, mariée, Sandrine est une femme heureuse. Sauf qu’elle n’arrive pas à tomber enceinte. Elle se lance alors dans un parcours de PMA et enchaîne plusieurs tentatives toutes infructueuses. Il lui reste une chance, la dernière. C’est alors qu’on lui détecte une tumeur au sein.

22 avril 2024

{{ config.event.all }}

En ligne

HormonothérapieAtelier

Spécial Paris – Socio-esthétique : Conseils pendant l’hormonothérapie

26 juillet 2024 • 15h00 - 16h30

L’hormonothérapie provoque de nombreux effets secondaires liés aux bouleversements hormonaux qu’elle induit, y compris sur notre visage. Quels sont les effets secondaires de ce traitement sur ma peau ? Ma peau est irritée, pleine de rougeurs. Comment en prendre soin ? Quels produits puis-je utiliser ? Au cours de cet atelier, Prescilia, socio-esthéticienne, vous donnera de précieux conseils et astuces : comment agir face à ces effets secondaires, comment se maquiller pour camoufler les bouffées de chaleur, quels produits éviter durant la prise de ce traitement... Cet atelier concerne toutes les adhérentes qui suivent un traitement par hormonothérapie et celles qui vont le commencer.

En ligne

HormonothérapieConférence

Webinaire Réflexologie : mieux gérer les effets secondaires de l’hormonothérapie

26 juillet 2024 • 16h30 - 17h30

Bouffées de chaleurs, troubles du sommeil, stress, problèmes de digestion... les effets secondaires de l'hormonothérapie se font ressentir et vous cherchez à réduire leur impact sur votre corps ? Maxime Bansard, réflexologue, vous montrera et vous guidera sur des points d'acupression pour mieux les supporter au quotidien.