De plus en plus de malades touchés par un cancer recourent à des plantes ou des compléments alimentaires, souvent sans en informer leur médecin. Ces substances ne sont pourtant pas toujours inoffensives. Le Dr Véronique Pélagatti, pharmacienne à l'Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole, œuvre à informer les patients sur les risques qu’ils prennent sans le savoir...
Le cancer de la vessie touche 13 000 personnes par an en France. Lorsque la tumeur échappe aux traitements, l’ablation de l’organe est inévitable. Une nouvelle stratégie thérapeutique, mise en place à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille, permet de retarder voire de se passer de ce geste chirurgical qui impacte considérablement la qualité de vie des patients : la thermo-chimiothérapie.
Ricardo a reçu une chimiothérapie au 5-FU en février dernier, sans test de dépistage DPD préalable - malgré les préconisations officielles de décembre 2018. Il est mort en trois jours. Son fils, Boris, révolté, témoigne.
Une nouvelle étude française confirme l'utilité clinique de la signature génomique OncotypeDX : la prise en compte de ce test permet de réduire de 36 % la prescription de chimiothérapies adjuvantes chez les femmes atteintes d'un cancer du sein de stade précoce. Des résultats qui contredisent le rapport de la HAS publié la veille.
Le bénéfice d’une chimiothérapie adjuvante sur le risque de récidive n’est pas toujours avéré pour les femmes atteintes d’un cancer du sein de stade précoce. Les signatures génomiques pourraient apporter un élément de réponse supplémentaire aux médecins pour orienter leur décision thérapeutique. En l’état actuel des connaissances, la HAS ne reconnaît pourtant pas leur pertinence.
Les chimiothérapies à base de 5-FU et analogues provoquent chaque année des centaines de décès toxiques qui pourraient être évités par un simple test sanguin. Aujourd’hui, quatre familles portent plainte contre X pour homicides et blessures involontaires avec mise en danger de la vie d’autrui.
Aurélie, 56 ans, fait partie des victimes du 5-fluorouracile (5-FU). Partiellement déficitaire en DPD, elle a réchappé de justesse à la mort grâce à sa pugnacité face à l'inconscience et au mépris de son oncologue.
Les chimiothérapies à base de 5-FU et analogues provoquent chaque année des centaines de décès toxiques qui auraient pu être évités par un simple test sanguin.
Il en est d’invoquer sans cesse des « scandales sanitaires », comme de crier, chaque jour, au loup : plus personne n’entend. L’emphase épuise le propos. Et nous aveugle sur les véritables enjeux.
Le temps des autorités de santé n’est pas le temps des malades. C’est ce qu’on peut constater en suivant le long parcours qui a mené en décembre dernier à la publication des recommandations tant attendues par les victimes et familles de victimes du 5-FU : la systématisation des tests de dépistage de déficience en DPD.