Le temps des autorités de santé n’est pas le temps des malades. C’est ce qu’on peut constater en suivant le long parcours qui a mené en décembre dernier à la publication des recommandations tant attendues par les victimes et familles de victimes du 5-FU : la systématisation des tests de dépistage de déficience en DPD.
Une étude franco-canadienne vient de montrer que le protocole de chimiothérapie Folfirinox permet de prolonger de 20 mois la survie des malades atteints d’un cancer du pancréas après une chirurgie. Un réel espoir contre ce cancer de mauvais pronostic.
Très utilisé en chimiothérapie, le 5-FU peut induire des toxicités sévères voire létales. Heureusement des tests prédictifs de ces effets secondaires existent. Rose fait le point.
Impression de perdre la tête? De ne plus pouvoir vous concentrer? Cet effet secondaire des chimiothérapies et hormonothérapies s’appelle « chemofog » ou brouillard cognitif. A l’Institut Bergonié de Bordeaux, un atelier "Onco’gite" aide les patients à reprendre le pouvoir sur leurs neurones.
La chimio, c'est parfois inutile. Voire même toxique. Voilà ce qu’il vaut mieux vérifier avant d’entamer le traitement.
D’après un livret « d’information » distribué dans deux hôpitaux, les patients en chimiothérapie sont toxiques pour leur entourage. Il leur est donc recommandé de ne pas dormir avec leur conjoint, ni approcher des enfants ou des femmes enceintes. Effrayant. Mais sans aucun fondement scientifique. Desintox.
Alors que l’on attend les conclusions du groupe de travail de l’INCa sur la mise en place d’un dépistage systématique de la toxicité aux chimiothérapies à base de 5-FU, une étude néerlandaise publiée cette semaine montre son intérêt pour la sûreté des patients et sa faisabilité en routine.
Les chimiothérapies à base de 5-FU ne font pas de victimes qu'en France. Nathalie témoigne du décès de son père, traité en Espagne pour un cancer au côlon, emporté en une semaine après la prise de capécitabine, un traitement destiné à lui éviter une rechute.
Laura* est entrée à l’hôpital en mai dernier pour soigner un cancer du canal anal. Et frôlé la mort. Ce n’est pas le cancer mais bien la chimiothérapie par 5-FU qui a failli la tuer. Et pourtant un test prédictif de toxicité à cette molécule existe.
Une nouvelle étude présentée au congrès d'oncologie de l'ASCO montre que des tests génétiques pourraient éviter à certaines femmes avec un antécédent de cancer du sein de se passer de chimio. Mais peut-on vraiment annoncer la fin de la chimio ?