Face à l'épidémie de COVID-19, les hôpitaux déprogramment les chirurgies "non urgentes". Tandis que les malades de cancer s'inquiètent de savoir quelles opérations sont maintenues, les équipes médicales naviguent "à vue". Et ré-évaluent la balance bénéfice/risque, heure par heure.
Quand on a un cancer, toutes les occasions sont bonnes pour éviter de séjourner trop longtemps à l’hôpital. Vanessa, touchée par un cancer colorectal métastasé, a pu bénéficier d’un programme d’accompagnement conçu pour permettre aux malades de se rétablir plus rapidement après une opération digestive : la RAAC ou Récupération Améliorée Après Chirurgie.
Faute de bénéficier d’un service de chirurgie maxillo-faciale non loin de chez eux, certains patients sortent de l’hôpital défigurés et mutilés.
La médecine dispose d’un arsenal de plus en plus fourni pour transformer ce cancer incurable en une maladie avec laquelle vivre des années devient possible.
A-t-on les mêmes chances de survie et la même qualité de soins en chirurgie du cancer sur tout le territoire ? Non. Ce n’est hélas pas une nouveauté.
En dehors de quelques opérations longues et douloureuses, presque toutes les interventions pourraient être réalisées en ambulatoire.
L’Institut Gustave Roussy vient de réaliser une mastectomie et une reconstruction simultanée sans cicatrice.
L'Institut de cancérologie de l'Ouest Paul-Papin, à Angers, est un pionnier de la chirurgie ambulatoire. Rose a suivi Noëlle, venue pour une tumorectomie.
Situé en première ligne après l'organe malade, ce ganglion est le précieux témoin d’une éventuelle extension du cancer. Explications.
Techniques chirurgicales améliorées, nouvelle association de molécules en chimiothérapie, arrivée des thérapies ciblées… En trente ans, ces progrès ont fait reculer le taux de mortalité du cancer colorectal de 24 %.